Ballon de football posé sur la ligne blanche d'une pelouse de stade, devant des tribunes vides.
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Italie et Coupe du monde

quatre titres et deux finales perdues

Quatre étoiles, six finales disputées, et plus aucune phase finale depuis 2014 : le parcours italien, titre par titre.

Réponse rapide

L’Italie a remporté quatre Coupes du monde : 1934 face à la Tchécoslovaquie, 1938 face à la Hongrie, 1982 face à la RFA et 2006 face à la France, aux tirs au but. Elle a aussi perdu deux finales, en 1970 et en 1994, toutes deux contre le Brésil. Ce palmarès la place deuxième nation du tournoi, derrière le Brésil et à égalité avec l’Allemagne. Elle n’a pourtant plus disputé de phase finale depuis 2014, avec trois qualifications manquées d’affilée.

  • Quatre titres : 1934, 1938, 1982 et 2006.
  • Six finales : deux perdues, en 1970 et 1994, face au Brésil à chaque fois.
  • Deuxième au palmarès : derrière le Brésil, à égalité avec l’Allemagne.
  • Absente depuis 2014 : trois campagnes de qualification manquées de suite.

Quatre étoiles au-dessus de l’écusson, et pas une seule phase finale disputée depuis 2014. Le rapport de l’Italie à la Coupe du monde tient tout entier dans ce contraste : une des nations les plus titrées de l’histoire du tournoi, et une équipe qui n’arrive plus à s’y qualifier.

Quatre titres mondiaux, et une absence qui dure

L’Italie a gagné la Coupe du monde quatre fois : en 1934, en 1938, en 1982 et en 2006. Ce total la place deuxième au palmarès de la compétition, derrière le Brésil et à égalité avec l’Allemagne. Elle a aussi perdu deux finales, en 1970 et en 1994, ce qui porte à six le nombre de finales disputées.

Sur les vingt-trois éditions organisées depuis 1930, la Squadra Azzurra en a disputé dix-huit. Elle a manqué la première, en Uruguay, à une époque où le voyage transatlantique dissuadait plusieurs sélections européennes, puis celle de 1958. Les trois dernières absences sont beaucoup plus récentes, et beaucoup plus commentées.

AnnéeFinaleRésultat
1934Italie – Tchécoslovaquie2-1 après prolongation
1938Italie – Hongrie4-2
1982Italie – RFA3-1
2006Italie – France1-1, victoire aux tirs au but

1934 et 1938

deux sacres rapprochés sous le même sélectionneur

Les deux premiers titres italiens arrivent coup sur coup, à quatre ans d’intervalle, dans un football qui n’a presque rien à voir avec celui d’aujourd’hui : pas de qualification continentale telle qu’on la connaît, un nombre d’équipes réduit, et un tournoi qui cherche encore son format.

1934, le titre à domicile

L’Italie organise la deuxième Coupe du monde et la gagne chez elle. La finale se joue à Rome contre la Tchécoslovaquie et se décante tard : menée, l’Italie revient au score puis l’emporte 2-1 en prolongation. Angelo Schiavio inscrit le but de la victoire.

Ce premier sacre ne se raconte pas sans son décor. Le régime fasciste alors au pouvoir a fait de l’organisation du tournoi une vitrine politique et l’a exploitée comme telle dans sa propagande. C’est un fait établi sur le plan de la communication d’État ; il n’entame pas l’homologation du résultat sportif.

1938, la confirmation en France

Quatre ans plus tard, l’Italie gagne de nouveau, cette fois hors de ses frontières. La finale a lieu à Colombes, en région parisienne, contre la Hongrie, et se termine 4-2. Gino Colaussi et Silvio Piola marquent chacun un doublé.

Le point commun des deux campagnes tient en un nom : Vittorio Pozzo. Il est à ce jour le seul sélectionneur à avoir remporté deux Coupes du monde. Cette continuité au poste, devenue rare, revient plusieurs fois dans l’histoire des sacres italiens.

1982

le tournoi qui bascule sur un joueur

Il faut ensuite attendre quarante-quatre ans. En 1982, en Espagne, l’Italie commence mal : trois matches nuls au premier tour, une qualification arrachée à la différence de buts marqués devant le Cameroun. La presse italienne est sévère, l’équipe se referme.

Puis le tournoi bascule. L’Italie sort le Brésil, l’Argentine, puis la Pologne, et retrouve la RFA en finale au stade Santiago-Bernabéu de Madrid. Elle l’emporte 3-1. Paolo Rossi ouvre le score et signe son sixième but de la compétition ; il termine meilleur buteur du tournoi, après avoir été muet pendant tout le premier tour.

C’est la campagne qui a le plus contribué à forger l’image du football italien à l’étranger : une équipe qu’on croit hors du coup, qui encaisse peu, et qui frappe au moment où on ne l’attend plus.

Un repère pour situer l’Italie

Le Brésil compte cinq titres mondiaux, l’Italie et l’Allemagne quatre chacune. Viennent ensuite l’Argentine, puis la France et l’Uruguay. Ce classement se lit sur la durée : les deux premiers sacres italiens datent d’avant-guerre, quand le tournoi réunissait beaucoup moins d’équipes qu’aujourd’hui.

2006

Berlin, les tirs au but et un coup de tête

Le quatrième titre est le plus frais dans les mémoires. Le 9 juillet 2006, à l’Olympiastadion de Berlin, l’Italie affronte la France en finale.

Zinédine Zidane ouvre le score sur penalty dès la septième minute. Marco Materazzi égalise de la tête à la dix-neuvième. Le score n’évolue plus, ni pendant le temps réglementaire, ni pendant la prolongation. C’est dans cette prolongation que Zidane est expulsé après un coup de tête sur Materazzi, pour ce qui restait son dernier match en carrière.

La séance de tirs au but tourne à l’avantage de l’Italie, qui l’emporte 5-3 d’après les relevés officiels de la rencontre. Elle décroche là son quatrième titre mondial, dans un contexte national tendu : le championnat italien traversait alors une affaire de manipulation de matches dont les sanctions tombaient au même moment.

Les deux finales perdues qui comptent aussi

Un palmarès ne dit pas tout. Deux autres finales font partie du dossier italien, et elles se sont jouées face au même adversaire.

Mexique

1970, la finale contre le Brésil

L’Italie sort d’une demi-finale devenue célèbre contre la RFA, gagnée 4-3 après prolongation à Mexico. En finale, elle égalise par Boninsegna face au Brésil de Pelé, puis cède en seconde période : 4-1.

États-Unis

1994, la première finale aux tirs au but

Au Rose Bowl de Pasadena, le match se termine 0-0 après prolongation, seule finale restée vierge au bout de cent vingt minutes. Le Brésil s’impose 3-2 dans la séance : Roberto Baggio, qui avait porté l’Italie jusque-là, envoie sa tentative au-dessus de la barre.

Ces deux échecs expliquent une partie de la mémoire collective italienne autour du tournoi : l’idée qu’un rendez-vous mondial se joue sur très peu de chose, et parfois sur un tir de onze mètres.

Ce que ces rendez-vous ont en commun

En regardant les six finales ensemble, quelques traits reviennent, sans qu’on puisse en tirer une règle.

Le premier est défensif. Les campagnes victorieuses italiennes s’appuient sur un bloc difficile à bouger et sur des matches à faible score, davantage que sur une avalanche de buts. Les 4-2 de 1938 font figure d’exception plus que de modèle.

Le deuxième est une montée en régime. En 1982 comme en 2006, l’Italie entre dans le tournoi sans convaincre, puis s’élève tour après tour. C’est un schéma qui contraste avec les équipes qui écrasent leur poule puis s’éteignent.

Le troisième tient à un joueur qui prend la compétition à son compte, en attaque : Silvio Piola en 1938, Paolo Rossi en 1982. Le quatrième, moins visible, est la stabilité du banc, dont Pozzo reste l’exemple extrême avec ses deux titres.

Pourquoi l’Italie n’a plus disputé de phase finale depuis 2014

La dernière apparition italienne en phase finale remonte au Brésil, en 2014, avec une élimination dès le premier tour. Depuis, trois campagnes de qualification ont échoué.

En 2017, l’Italie est sortie en barrage par la Suède et manque le Mondial 2018, une première depuis 1958. En 2022, elle chute contre la Macédoine du Nord en demi-finale de barrage. En 2026, elle tombe encore en barrage, cette fois face à la Bosnie-Herzégovine, après avoir passé le tour précédent.

Entre-temps, cette même sélection a remporté le Championnat d’Europe en 2021. Le paradoxe est là : le réservoir de joueurs et le savoir-faire tactique restent au niveau, mais le format des qualifications européennes, avec des barrages à élimination directe, ne pardonne aucun faux pas.

Attention aux scores recopiés

Les séances de tirs au but sont l’endroit où les récapitulatifs divergent le plus d’un site à l’autre. Pour un chiffre exact, mieux vaut ouvrir les feuilles de match publiées par la FIFA et par l’UEFA plutôt qu’un tableau de synthèse repris de seconde main.

Combien de Coupes du monde l’Italie a-t-elle gagnées ?

Quatre : en 1934, 1938, 1982 et 2006. Cela la place deuxième au palmarès du tournoi, derrière le Brésil et ses cinq titres, à égalité avec l’Allemagne. En ajoutant les finales perdues de 1970 et 1994, l’Italie a disputé six finales de Coupe du monde.

Quand l’Italie a-t-elle gagné pour la dernière fois ?

En 2006, en Allemagne, contre la France en finale à Berlin. Le match s’est terminé sur un score de 1-1 après prolongation, avec un penalty de Zinédine Zidane et une égalisation de Marco Materazzi, et l’Italie l’a emporté aux tirs au but.

L’Italie a-t-elle déjà perdu une finale de Coupe du monde ?

Deux fois, face au Brésil à chaque reprise : 4-1 en 1970 au Mexique, puis 0-0 suivi d’une défaite aux tirs au but en 1994 aux États-Unis, sur un dernier penalty manqué par Roberto Baggio. C’était la première finale de l’histoire du tournoi décidée par une séance de tirs au but.

Pourquoi l’Italie n’est-elle pas au Mondial 2026 ?

Elle a échoué en barrage face à la Bosnie-Herzégovine. C’est sa troisième qualification manquée de suite, après celles de 2018 et de 2022, alors qu’elle avait remporté le Championnat d’Europe en 2021.

Qui est le sélectionneur italien le plus titré en Coupe du monde ?

Vittorio Pozzo, en poste lors des titres de 1934 et de 1938. Il reste à ce jour le seul sélectionneur à avoir remporté deux Coupes du monde, avec la même sélection et à quatre ans d’intervalle.