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Football italien

le prestige d’hier, la crise d’aujourd’hui

Quatre Coupes du monde au palmarès, et pourtant un troisième Mondial manqué de suite. Où en est vraiment la Squadra Azzurra.

Ballon de football blanc et bleu posé sur la pelouse verte d'un terrain, près d'une ligne blanche
Réponse rapide

L’Italie reste l’une des grandes nations du football, avec quatre Coupes du monde et un titre européen en 2021. Mais elle n’a plus disputé de Coupe du monde depuis 2014 : éliminée en barrage fin mars 2026 par la Bosnie-Herzégovine, la Squadra Azzurra manque un troisième Mondial d’affilée.

  • Palmarès immense : quatre titres mondiaux (1934, 1938, 1982, 2006) et l’Euro 2021.
  • Éliminée pour 2026 : défaite en finale de barrage face à la Bosnie-Herzégovine, aux tirs au but.
  • Trois Mondiaux ratés de suite : 2018, 2022 et 2026, à chaque fois au stade du barrage.
  • Un problème de fond : renouvellement plus lent des joueurs italiens de très haut niveau.

L’Italie du football, un prestige qui pèse lourd

Peu de sélections traînent derrière elles une histoire aussi dense. L’Italie a remporté quatre Coupes du monde — 1934, 1938, 1982 et 2006 — et s’est offert le Championnat d’Europe en 2021, à Wembley, aux dépens de l’Angleterre. La Squadra Azzurra, c’est une culture du jeu reconnaissable : le sens du bloc, la lecture défensive, cette capacité à gagner des matches qu’on ne devrait pas gagner. Un patrimoine footballistique qui a longtemps fait figure de référence.

Ce prestige a un revers. Il installe une attente permanente, et il rend chaque échec plus lourd à porter. Car derrière les étoiles cousues sur le maillot, la réalité récente est beaucoup plus rude.

Une nouvelle qualification manquée pour la Coupe du monde

Fin mars 2026, l’Italie jouait sa place pour le Mondial nord-américain lors d’une finale de barrage, en déplacement en Bosnie-Herzégovine. Le scénario a été cruel. Longtemps devant, la sélection a fini par céder sur une égalisation de Haris Tabakovic dans le dernier quart d’heure. Prolongation sans but, puis séance de tirs au but, où deux frappes italiennes ont manqué la cible. La Bosnie s’est qualifiée.

Rien d’un naufrage dans le jeu, plutôt l’un de ces matches serrés qui basculent sur des détails. Mais le résultat, lui, est sans appel : pas de Coupe du monde 2026 pour l’Italie. Le pays qui a soulevé le trophée à quatre reprises va, une fois encore, suivre le tournoi de loin.

ÉditionBarrage décisifIssue
Coupe du monde 2018SuèdeÉliminée
Coupe du monde 2022Macédoine du NordÉliminée
Coupe du monde 2026Bosnie-HerzégovineÉliminée aux tirs au but

Trois Mondiaux de suite sans l’Italie

accident ou tendance ?

Un échec isolé, cela arrive à toutes les grandes nations. Le problème, c’est la répétition. Après la Suède en 2018 et la Macédoine du Nord en 2022 — sur un but dans les arrêts de jeu —, la Bosnie a prolongé la série en 2026. Trois éditions consécutives sans la Squadra Azzurra, alors que la dernière participation remonte à 2014.

Quand un scénario se répète trois fois, on ne parle plus vraiment de malchance. Le barrage, ce format couperet, ne pardonne rien : un mauvais soir suffit. Mais si l’Italie s’y retrouve à chaque fois, c’est qu’elle ne termine plus ses groupes de qualification en tête. Le fond du problème est là, bien avant la loterie des tirs au but.

Ce que cette crise dit du football italien

La sélection est le reflet de ce qui se joue en dessous. La Serie A a retrouvé des couleurs sur la scène européenne ces dernières saisons, avec des clubs italiens régulièrement présents dans les derniers tours des coupes continentales. Mais ces effectifs s’appuient largement sur des joueurs venus de l’étranger, et la place laissée aux talents formés localement s’est réduite.

Le résultat se lit à l’échelle de la sélection : moins d’attaquants italiens décisifs au très haut niveau, un renouvellement plus lent aux postes clés, une difficulté à faire émerger une génération capable de porter l’équipe sur la durée. La formation reste sérieuse et les centres de jeunes produisent des joueurs, mais le passage vers le statut de titulaire régulier dans un grand club se fait plus rare. La crise des Azzurri n’est pas qu’une affaire de barrages ratés ; elle raconte un football national qui peine à renouveler sa colonne vertébrale.

Un socle sur lequel rebondir

Rien n’est pour autant effondré. L’Italie garde une culture tactique solide, un vivier de clubs qui savent former et faire jouer, et une fédération consciente du problème. Le titre européen de 2021 a montré qu’un groupe bien construit, avec une identité claire, pouvait encore rivaliser avec les grandes nations du continent.

Le redressement passera par la patience : redonner du temps de jeu aux jeunes Italiens dans leur propre championnat, stabiliser un projet sportif, et accepter que la reconstruction d’une grande nation ne se décrète pas en une seule campagne de qualification.

L’Italie est-elle qualifiée pour la Coupe du monde 2026 ?

Non. La Squadra Azzurra a été éliminée en finale de barrage fin mars 2026 par la Bosnie-Herzégovine, aux tirs au but, après un match nul 1-1. Elle ne participera donc pas au Mondial nord-américain.

Combien de Coupes du monde l’Italie a-t-elle gagnées ?

Quatre : en 1934, 1938, 1982 et 2006. C’est, avec le Brésil et l’Allemagne, l’une des sélections les plus titrées de l’histoire de la compétition.

Depuis quand l’Italie n’a-t-elle plus joué de Coupe du monde ?

Depuis l’édition 2014. Elle a ensuite manqué les Mondiaux 2018, 2022 et 2026, à chaque fois en barrage, ce qui fait trois qualifications consécutives ratées.

Pourquoi l’Italie n’arrive-t-elle plus à se qualifier ?

Parce qu’elle ne termine plus ses groupes de qualification en tête et se retrouve condamnée au barrage, un format éliminatoire qui ne pardonne aucune erreur. En arrière-plan, le renouvellement des joueurs italiens de très haut niveau s’est ralenti.

L’Italie a-t-elle gagné un trophée récemment ?

Oui. Elle a remporté le Championnat d’Europe en 2021, en battant l’Angleterre en finale à Wembley aux tirs au but. C’est son dernier grand titre en date.

Le prestige italien reste intact dans les livres d’histoire ; le remettre au présent, c’est un tout autre chantier.