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Café des Ministères

le bistrot parisien qui régale en col ouvert

Une cuisine de grande maison servie dans un format de bistrot de quartier. Ce que cache l’adresse du 7e dont tout le monde parle.

Plat gastronomique dressé dans une assiette, poisson, légumes et petites croquettes, sur une table de restaurant
Réponse rapide

Le Café des Ministères est un bistrot de cuisine française traditionnelle situé dans le 7e arrondissement de Paris, près du Palais-Bourbon. Tenu par le chef Jean Sévègnes, passé par de grandes maisons, et son épouse Roxane à la cave, il s’est fait un nom avec son vol-au-vent et une carte courte qui suit les saisons.

  • : Paris 7e, quartier du Palais-Bourbon et des ministères.
  • Le chef : Jean Sévègnes, formé en grandes maisons, accompagné de Roxane à la cave.
  • Le plat : un vol-au-vent signature qui change avec les saisons.
  • Le réflexe : réserver à l’avance, la salle est petite.

Le Café des Ministères, un bistrot parisien de tradition

Le Café des Ministères est un petit bistrot du 7e arrondissement de Paris, posé du côté du Palais-Bourbon, au milieu du quartier des administrations qui lui a donné son nom. Rien d’ostentatoire à la devanture : une salle compacte, des banquettes, une lumière chaude, le service qui passe entre les tables. On y vient pour une cuisine française de tradition, du genre qu’on croyait réservée aux souvenirs de famille et qui se retrouve ici dressée avec une précision de grande maison.

L’adresse a vite dépassé son quartier. Le bouche-à-oreille, puis les guides — du guide Michelin au Fooding en passant par Gault&Millau — en ont fait l’une de ces tables parisiennes dont on parle à voix basse entre amateurs. La promesse tient en peu de mots : des classiques bien faits, une carte courte, et le sentiment d’être reçu plutôt que servi.

L’endroit s’inscrit dans un mouvement plus large, celui du retour en grâce du bistrot. Après des années où la modernité régnait sur les cartes parisiennes, plusieurs chefs ont choisi de réhabiliter les plats canailles, les sauces et les cuissons longues. Le Café des Ministères ne joue pas la nostalgie : il prouve simplement que ces classiques tiennent encore debout quand on les travaille avec sérieux.

Jean Sévègnes, des grandes maisons au bistrot

Derrière les fourneaux, Jean Sévègnes a un parcours qui explique beaucoup. Avant d’ouvrir sa propre table, il est passé par des maisons de premier plan : la cuisine de Bernard Pacaud, l’univers d’Alain Ducasse, celui d’Hélène Darroze, ou encore Ladurée. De ces années, il a gardé le geste exact, la rigueur des cuissons, le respect des sauces longues à monter.

Le tour de force, c’est d’avoir ramené cette exigence dans le format modeste du bistrot. Pas de mise en scène, pas de démonstration : la technique se cache dans l’assiette au lieu de s’afficher. Il a ouvert le lieu avec son épouse Roxane, qui s’occupe de la cave et de la salle. À deux, ils tiennent une maison où la cuisine de palace se mange en col ouvert.

La technique se cache dans l’assiette au lieu de s’afficher.

Le vol-au-vent, plat signature

S’il fallait retenir un seul plat, ce serait lui. Le vol-au-vent du Café des Ministères est devenu la carte de visite de la maison, au point que beaucoup réservent d’abord pour lui. La version d’hiver réunit la volaille, le ris de veau et un jus relevé à la truffe noire, le tout dans une pâte feuilletée montée comme il faut, dorée, qui garde sa tenue sous la sauce.

Ce n’est pas un plat de tous les jours, et c’est tout l’intérêt. Il demande du temps, de la patience, une cuisson juste de chaque élément avant l’assemblage. On le sert généreux, presque réconfortant, dans un registre que la cuisine parisienne avait un peu laissé de côté. À côté, le chou farci, dans la tradition du chou de Pontoise, joue la même partition : un classique populaire remis au goût du jour sans le trahir.

SaisonLa version du vol-au-vent
HiverVolaille, ris de veau et jus relevé à la truffe noire
PrintempsMorilles et asperges vertes
ÉtéRis d’agneau et homard
AutomneCèpes

Le tableau dit l’essentiel de la démarche : un même plat, repensé au fil de l’année autour du meilleur produit du moment. La carte évolue, donc ces déclinaisons sont à prendre comme des repères plutôt que comme une carte figée.

Une cuisine de tradition au fil des saisons

La carte est courte et elle bouge avec les saisons, ce qui en dit long sur la démarche. La logique reste la même toute l’année — partir d’un beau produit, le cuisiner simplement, ne rien forcer. On sent un ancrage du côté du Sud-Ouest, dans le goût des cuissons franches et des saveurs nettes.

Rien d’esbroufe : une cuisine de tradition qui assume sa filiation et préfère la justesse à l’effet. C’est précisément ce qui la rend rare. Beaucoup de tables cherchent la nouveauté ; celle-ci cherche le bon geste, répété jusqu’à ce qu’il tienne.

Une cave pensée comme un terrain de jeu

La cuisine ne va jamais seule, et au Café des Ministères, le vin compte autant que l’assiette. Roxane a bâti une sélection qui parcourt les régions françaises, avec le plaisir évident de faire dialoguer un plat et une bouteille. On y trouve des références attendues et d’autres plus curieuses, choisies pour accompagner une cuisine généreuse sans l’écraser.

L’idée n’est pas d’aligner les grands noms mais de servir le repas. Un conseil glissé en salle, un accord proposé au bon moment : la cave fait partie de l’expérience, pas du décor. C’est un détail, mais un détail qui fait tenir le reste.

Y aller

l’esprit des lieux et la réservation

La salle est petite, et c’est sa force comme sa contrainte. On y est bien, au calme, dans une ambiance de quartier qui tranche avec les adresses tape-à-l’œil. Mais les tables partent vite.

Avant de venir

Réservez à l’avance, surtout en fin de semaine et pour le service du soir : c’est la règle pour une maison à succès de cette taille. La carte changeant avec la saison, le mieux reste de faire confiance au moment plutôt que de venir chercher un plat précis.

On repart rarement déçu d’un bistrot qui a choisi de bien faire peu de choses plutôt que de tout proposer à moitié. C’est peut-être là sa vraie signature, plus encore que le vol-au-vent.

Où se trouve le Café des Ministères ?

Dans le 7e arrondissement de Paris, du côté du Palais-Bourbon et du quartier des ministères, qui a donné son nom au lieu.

Qui est le chef du Café des Ministères ?

Jean Sévègnes, passé par des maisons reconnues comme Bernard Pacaud, Alain Ducasse, Hélène Darroze ou Ladurée avant d’ouvrir ce bistrot avec son épouse Roxane, qui s’occupe de la cave.

Quel est le plat à goûter ?

Le vol-au-vent, plat signature de la maison. Il change avec les saisons : volaille, ris de veau et jus truffé en hiver, et d’autres versions au fil de l’année.

Faut-il réserver ?

Oui, c’est vivement conseillé. La salle est petite et l’adresse très demandée, surtout le soir et en fin de semaine.

Quel type de cuisine y sert-on ?

Une cuisine française de tradition, soignée et de saison, avec un goût marqué pour les classiques bien exécutés et un ancrage côté Sud-Ouest.