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Café Oz Rooftop

le bar australien sur les toits du 13e

Le nom dit café, l’endroit est un bar de nuit posé sur d’anciens docks. Ce qu’on y trouve vraiment, à quelle heure y monter, et les quelques points à vérifier avant de traverser Paris.

Terrasse en hauteur avec tables et guirlandes lumineuses, surplombant une ville éclairée au crépuscule
Réponse rapide

Le Café Oz Rooftop n’est pas un café mais un bar australien installé sur le toit de la Cité de la Mode et du Design, au 34 quai d’Austerlitz, dans le 13e arrondissement de Paris. Sa terrasse surplombe la Seine et change de nature au fil des heures, du verre en plein air à l’ambiance de club à ciel ouvert.

  • Un bar, pas un café : « Oz » renvoie à l’Australie et à une enseigne de bars, pas à une carte de cafés.
  • Sur le toit des anciens docks : 34 quai d’Austerlitz, le long bâtiment à la résille verte, en bord de Seine.
  • Deux ambiances selon l’heure : apéritif avec vue en fin d’après-midi, soirée dansante bien plus tard.
  • Deux espaces indépendants, Est et Ouest, avec chacun leur entrée et une possibilité de privatisation.

Café Oz Rooftop

un bar australien sur les toits, pas un café

Le nom induit en erreur, et c’est la première chose à régler. On ne vient pas au Café Oz Rooftop pour un expresso en terrasse un mardi matin. « Café Oz » est le nom d’une enseigne de bars australiens installée à Paris depuis longtemps, et « Oz » y renvoie à l’Australie, pas à une carte de cafés. Ce qu’on trouve en haut, c’est un bar avec vue, qui se transforme en lieu de fête à mesure que la soirée avance.

L’adresse, elle, est facile à retenir : le toit de la Cité de la Mode et du Design, au 34 quai d’Austerlitz, dans le 13e arrondissement. On y arrive par le quai, en longeant la Seine, et l’on monte. Le bâtiment est de ceux qu’on reconnaît sans en connaître le nom : c’est cette longue construction posée le long du fleuve, habillée d’une résille vert vif, en face du quartier de Bercy.

Il faut aussi éviter une confusion : l’enseigne compte plusieurs adresses dans Paris, et celle-ci est la seule installée sur un toit. Les autres sont des bars de rue, avec une tout autre atmosphère.

Le bâtiment et la vue sur la Seine

L’intérêt de ce rooftop tient beaucoup à l’endroit où il se pose. Il n’est pas perché au sommet d’un immeuble haussmannien, dans une cour transformée, ni sur le toit d’un hôtel. Il occupe la terrasse d’anciens docks reconvertis, un long bâtiment industriel réhabilité qui suit la courbe du quai.

Cela change la vue. Au lieu d’un panorama circulaire sur les toits de zinc, on a un point de vue longitudinal sur la Seine : le fleuve en contrebas, les péniches, les ponts qui se succèdent, la rive d’en face. La perspective s’étire au lieu de s’ouvrir en cercle, et c’est une sensation assez différente de celle des rooftops du centre.

L’autre effet du bâtiment, c’est l’espace. Un toit de docks, c’est une surface plate et large, sans cheminées ni décrochés. Là où beaucoup de rooftops parisiens sont des terrasses étroites où l’on se serre, celui-ci laisse circuler.

Une terrasse hors norme, et ce que le lieu en dit

Les chiffres méritent d’être cités avec précaution, parce qu’ils viennent en grande partie de l’établissement lui-même. La terrasse est annoncée autour de 500 m². Après la reprise de l’espace voisin, en 2019, l’ensemble atteint une surface bien plus vaste, que le lieu présente comme la plus grande terrasse d’Europe.

C’est un argument commercial, et il vaut ce que valent ces classements — personne ne tient de registre officiel des terrasses européennes. Ce qu’il faut en retenir n’est pas le superlatif, mais la conséquence concrète : l’endroit est très grand, il absorbe beaucoup de monde, et l’affluence ne s’y ressent pas de la même façon que sur une terrasse de trente couverts. Un soir de forte fréquentation, on trouve généralement où se poser, même si la configuration entre places assises et zones debout varie selon l’heure et le monde présent.

Le revers existe aussi. Un lieu de cette taille ne produit pas l’intimité d’un petit bar de quartier. On y va pour l’ampleur et la vue, pas pour une conversation à voix basse.

Ce qu’on vient y boire, et ce qu’il ne faut pas y chercher

Autant le dire clairement, puisque c’est ce qu’on attend d’un lieu classé dans les boissons : on est ici dans le registre du bar, pas dans celui d’une table de restaurant. On y vient pour boire un verre au long cours, avec de quoi grignoter, dans une ambiance sonore qui monte au fil des heures. Ce n’est pas l’adresse d’un dîner qu’on veut savourer au calme, ni celle d’un café de spécialité qu’on juge à l’extraction.

La carte évolue au fil des saisons et des services, et la détailler ici n’aurait aucun intérêt : elle serait fausse dans six mois. Le registre, lui, ne bouge pas — et c’est ce qu’il faut avoir en tête pour ne pas se tromper de sortie.

L’ambiance, de l’apéritif à la nuit

C’est le point qui décide de tout, et celui que les fiches d’annuaire oublient : l’endroit n’est pas la même chose selon l’heure.

En fin d’après-midi et en début de soirée, c’est un bar en plein air. Le décor joue la carte australienne, dans un registre décontracté, et la lumière sur la Seine fait l’essentiel du travail. Le rythme est celui d’un verre qu’on étire, en regardant passer les péniches, sans que la musique impose encore quoi que ce soit.

Plus tard, le lieu bascule. La musique prend le dessus, l’espace se remplit, et la fin de nuit ressemble davantage à un club à ciel ouvert qu’à une terrasse. Les fins de semaine poussent cette bascule plus loin et plus tard que le reste de la semaine.

Savoir cela avant d’y aller évite une déception simple : arriver à une heure et espérer l’ambiance de l’autre. S’il fallait retenir un créneau plutôt qu’un autre, ce serait celui de l’entre-deux. Le moment qui reste, c’est celui de la bascule, quand le jour tombe sur le fleuve et que la soirée n’a pas encore pris toute la place.

Deux espaces indépendants

L’ensemble se divise en deux parties distinctes, appelées Est et Ouest, qui disposent chacune de leur entrée. Cette organisation sert surtout la privatisation : une entreprise ou un organisateur peut réserver un côté pour un événement sans fermer l’autre.

Pour un visiteur qui arrive sans rien avoir réservé, la conséquence se déduit du dispositif plutôt qu’elle ne s’observe : si l’un des deux espaces est privatisé un soir donné, l’accès du public se reporte logiquement sur l’autre entrée. Rien qui condamne une soirée, mais de quoi expliquer qu’on se voie parfois orienter vers une file différente de celle qu’on visait.

Le bon réflexe

Tout ce qui bouge se vérifie à la source avant de partir : horaires d’ouverture, programmation musicale, conditions d’entrée ou de tenue, privatisation éventuelle d’un des deux espaces. Ces informations changent au fil des saisons, et une page trouvée au hasard peut dater de deux étés.

Quand y aller, et ce qu’il faut vérifier avant

Le choix du créneau dépend entièrement de ce qu’on vient chercher. Pour la vue et la lumière, la fin d’après-midi et le coucher du soleil l’emportent nettement, surtout aux beaux jours, quand le fleuve prend une couleur qui compense largement l’absence de monument célèbre dans l’axe. Pour l’ambiance, il faut venir plus tard, et plutôt en fin de semaine.

Restent les points pratiques. L’accès se fait par le quai d’Austerlitz, et le bâtiment se trouve entre deux stations de métro qui l’encadrent, à quelques minutes de marche : la gare d’Austerlitz d’un côté, Quai de la Gare de l’autre. En transport comme à pied, on longe la Seine, ce qui rend l’arrivée agréable même de nuit.

La météo compte plus qu’ailleurs. Tout se joue en extérieur : une soirée pluvieuse ou un coup de vent changent radicalement l’expérience, et il vaut mieux regarder le ciel avant de traverser Paris. En hiver, un rooftop reste un rooftop, avec ce que cela implique de froid en fin de soirée.

Le Café Oz Rooftop est-il un café où l’on peut prendre un expresso ?

Non. « Café Oz » est le nom d’une enseigne de bars australiens, et « Oz » désigne l’Australie. C’est un bar avec terrasse, pas un établissement de café de spécialité. On y vient pour boire un verre avec vue sur la Seine, en fin de journée ou en soirée, pas pour un café en terrasse un matin de semaine.

Où se trouve exactement le Café Oz Rooftop ?

Sur le toit de la Cité de la Mode et du Design, au 34 quai d’Austerlitz, dans le 13e arrondissement de Paris. C’est le long bâtiment habillé d’une résille vert vif qui borde la Seine. Deux stations de métro l’encadrent à quelques minutes de marche, la gare d’Austerlitz d’un côté et Quai de la Gare de l’autre.

À quel moment de la journée vaut-il mieux y aller ?

Cela dépend de ce que vous cherchez. Pour la vue et la lumière sur le fleuve, la fin d’après-midi et le coucher du soleil sont le bon créneau. Pour l’ambiance et la musique, il faut venir nettement plus tard, et plutôt en fin de semaine. Arriver à une heure en espérant l’atmosphère de l’autre est la déception la plus courante.

Que se passe-t-il quand il pleut ?

Tout se joue en extérieur, donc la météo pèse davantage que pour un bar classique. Une soirée pluvieuse ou venteuse change radicalement l’expérience, et l’hiver reste rude en fin de soirée sur un toit. Un coup d’œil au ciel avant de traverser Paris évite bien des regrets.

Faut-il vérifier quelque chose avant de venir ?

Oui. Le lieu se divise en deux espaces indépendants, Est et Ouest, dotés chacun d’une entrée, et l’un d’eux peut être privatisé un soir donné, ce qui modifie l’accès. Les horaires, la programmation et les éventuelles conditions d’entrée changent aussi au fil des saisons : ils se vérifient sur les canaux officiels du lieu.

Un rooftop se juge autant à l’heure où l’on y monte qu’à la vue qu’on y trouve — et sur celui-ci, les deux ne se rencontrent qu’un moment.