Boissons · Cafés & thés

Café de la Paix

la légende parisienne de la place de l’Opéra

Un café-restaurant classé qui raconte cent soixante ans de Paris, du Second Empire à aujourd’hui.

Terrasse animée et devanture fleurie d'un grand café-brasserie parisien, près de l'Opéra.
Réponse rapide

Le Café de la Paix est le café-restaurant historique de la place de l’Opéra, à Paris. Ouvert en 1862 avec le Grand Hôtel et l’Opéra Garnier, son décor est classé Monument Historique. On y a croisé Hugo, Zola, Maupassant ou Maria Callas, et l’on y goûte une cuisine de grand café parisien, à commencer par sa soupe à l’oignon gratinée.

  • : place de l’Opéra, 9e arrondissement, au sein de l’InterContinental Paris Le Grand.
  • Depuis quand : 1862, en même temps que le Grand Hôtel et l’Opéra Garnier.
  • Pourquoi célèbre : décor Second Empire classé et clientèle illustre.
  • À table : cuisine de grand café parisien, soupe à l’oignon en signature.

Une légende née avec l’Opéra, en 1862

Au coin de la place de l’Opéra et du boulevard des Capucines, dans le 9e arrondissement de Paris, le Café de la Paix occupe l’un des angles les plus regardés de la capitale. Il fait partie intégrante du Grand Hôtel inauguré en 1862 — devenu depuis l’InterContinental Paris Le Grand — et il a grandi sous les yeux de l’Opéra Garnier, dont le chantier s’achevait à quelques pas. Son nom doit beaucoup au quartier : la rue de la Paix, toute proche, lui a prêté son enseigne.

Dès ses débuts, l’établissement s’est trouvé au centre de la vie parisienne. La place de l’Opéra était un carrefour mondain, et la terrasse du café, idéalement orientée, est vite devenue un poste d’observation autant qu’un lieu de rendez-vous. Plus de cent soixante ans plus tard, cette position n’a pas bougé d’un pouce : on s’y assied encore pour regarder Paris passer.

Un décor classé qui raconte le Second Empire

Ce qui frappe en entrant, c’est le décor. Plafonds peints aux motifs de ciel et de nuages, moulures dorées, colonnes massives, fresques murales, lustres imposants : tout évoque la grandeur de la France impériale. Le lieu n’a rien d’une reconstitution. Son décor est classé au titre des Monuments Historiques, ce qui en fait un témoin protégé de l’art de vivre du Second Empire, à l’image de l’Opéra voisin signé Charles Garnier.

Cette parenté visuelle n’est pas un hasard : le café et le théâtre appartiennent au même geste urbain, celui du Paris haussmannien qui se rêvait capitale du spectacle et du raffinement. Les ors, les boiseries et les peintures n’ont cessé d’être entretenus, si bien que l’on dîne aujourd’hui dans un cadre resté fidèle à son esprit d’origine. S’attabler ici, c’est s’asseoir dans un morceau d’histoire encore en service.

Lettres

Les écrivains

Victor Hugo, Guy de Maupassant, Émile Zola : la fine fleur des lettres françaises de la fin du XIXe siècle a fréquenté ces murs, à deux pas des théâtres et des journaux.

Musique

Les compositeurs

Tchaïkovski, Massenet et d’autres musiciens venaient prolonger ici les soirées de l’Opéra, dont la scène jouait parfois leurs propres œuvres.

XXe siècle

Les figures modernes

La tradition s’est prolongée avec des personnalités comme Ernest Hemingway ou la cantatrice Maria Callas, attirées par le même mélange de prestige et de vie parisienne.

Le rendez-vous des célébrités depuis plus de 160 ans

Un tel emplacement attire le monde, et les noms cités plus haut ne sont qu’un aperçu d’un défilé qui dure depuis l’inauguration. Au-delà des figures illustres, c’est le rôle du lieu qui compte : un café où la vie artistique parisienne se croisait, où l’on venait voir et être vu, prolonger une soirée à l’Opéra ou simplement regarder passer la ville. Cette mémoire fait aujourd’hui partie de l’expérience autant que le décor — on s’attable un peu pour soi, un peu pour tous ceux qui s’y sont assis avant.

Dans l’assiette

la table d’un grand café parisien

Derrière la façade, on cuisine. La table du Café de la Paix relève de la grande tradition du café-brasserie parisien : une cuisine française de saison, ancrée dans les classiques, servie avec le soin qu’impose le lieu. La maison met volontiers en avant sa soupe à l’oignon gratinée, présentée comme l’héritière de la recette d’origine de 1862 — un plat-signature qui résume bien l’esprit de l’endroit, populaire et raffiné à la fois.

Autour, on trouve ce qu’on attend d’une grande adresse parisienne : des plats de bistrot et de brasserie traités avec sérieux, des produits de saison, une pâtisserie soignée, et tout l’art du café et du salon de thé, viennoiseries comprises, à prendre en terrasse face à l’Opéra. Inutile de chercher ici une carte de quartier : on est dans un établissement d’exception, et l’assiette se vit comme une parenthèse, pas comme un déjeuner anodin.

Avant d’y aller

La carte et les tarifs évoluent au fil des saisons. Mieux vaut consulter le menu du jour sur place ou en amont plutôt que de se fier à des informations qui datent vite.

La terrasse

Un café face à l’Opéra

Le plus simple et le plus emblématique : un café ou un thé en terrasse, ce balcon sur la place de l’Opéra où la ville défile comme un spectacle.

Le salon de thé

La pause de l’après-midi

À l’heure creuse, le salon de thé permet de goûter la pâtisserie sans l’affluence du déjeuner, dans le calme du décor classé.

Le repas

Avant ou après l’Opéra

Pour un vrai repas, choisissez votre moment : un dîner encadrant une représentation a une saveur particulière, à la hauteur du lieu.

Vivre le Café de la Paix aujourd’hui

Quelle que soit la formule choisie, gardez en tête qu’il s’agit d’un lieu touristique et prestigieux : on y vient pour l’expérience, l’histoire et le décor autant que pour l’assiette, et l’on ajuste ses attentes en conséquence. C’est précisément cette superposition — un grand café qui est aussi un monument vivant — qui fait la valeur du moment.

Un dernier point pour éviter la confusion : plusieurs établissements en France portent le nom de « Café de la Paix ». Celui dont il est question ici est bien le café historique de la place de l’Opéra, à ne pas confondre avec ses homonymes de province.

Où se trouve le Café de la Paix ?

Place de l’Opéra, à l’angle du boulevard des Capucines, dans le 9e arrondissement de Paris. Il fait partie du Grand Hôtel, devenu l’InterContinental Paris Le Grand, juste face à l’Opéra Garnier.

Depuis quand existe-t-il ?

Depuis 1862, année de l’inauguration du Grand Hôtel dont il est partie intégrante. Il a plus de cent soixante ans et a grandi en même temps que le quartier de l’Opéra.

Pourquoi le Café de la Paix est-il célèbre ?

Pour son emplacement face à l’Opéra, son décor Second Empire classé au titre des Monuments Historiques (dorures, plafonds peints, lustres) et sa clientèle illustre : Victor Hugo, Zola, Maupassant, Tchaïkovski, plus tard Hemingway ou Maria Callas.

Qu’est-ce qu’on mange au Café de la Paix ?

Une cuisine française de grand café-brasserie, de saison et ancrée dans les classiques. La maison met en avant sa soupe à l’oignon gratinée, présentée comme héritière de la recette de 1862, ainsi qu’une belle pâtisserie et l’art du café en terrasse.

Comment profiter du Café de la Paix aujourd’hui ?

La terrasse face à l’Opéra pour un café ou un thé, le salon de thé l’après-midi pour la pâtisserie, ou un repas en choisissant son moment (avant ou après l’Opéra). C’est un lieu d’exception et touristique : on y vient pour l’expérience autant que pour l’assiette.

Le Café de la Paix se savoure comme un morceau de Paris : on y commande moins un plat qu’un moment, à l’ombre de l’Opéra et de tous ceux qui s’y sont assis avant nous.