Actualités · Sport

Boisson et tennis

quoi boire avant, pendant et après le match

Eau, boisson isotonique ou énergisante : ce qu’il faut vraiment boire pour tenir sur le court, et une recette maison simple.

Deux jeunes joueuses de tennis avec leurs raquettes, au bord du filet sur un court extérieur.
Réponse rapide

Au tennis, l’eau reste la base pour les efforts courts. Dès que le jeu se prolonge ou qu’il fait chaud, une boisson de l’effort (isotonique) apporte les sucres et le sodium qui aident à tenir la distance. On boit par petites gorgées régulières, sans attendre la soif, et on réhydrate après le match.

  • Base : eau plate pour une séance courte et peu intense.
  • Effort long ou chaleur : boisson isotonique (sucres + sodium).
  • Rythme : petites gorgées à chaque changement de côté.
  • À éviter : soda, jus pur et boissons énergisantes caféinées.

Au tennis, l’eau reste la base, mais dès que l’effort se prolonge, elle ne suffit plus : il faut une boisson qui apporte aussi des sucres et un peu de sel. Le bon réflexe tient en trois temps : arriver hydraté, boire régulièrement pendant le jeu, réhydrater après.

Pourquoi l’hydratation change tout au tennis

Un match de tennis, c’est de l’effort fractionné qui peut durer longtemps, souvent en plein soleil. On transpire beaucoup, parfois sans le remarquer entre deux échanges. Une déshydratation même modérée se ressent vite : les jambes deviennent lourdes, la lucidité baisse, les fins de set sont plus difficiles. La concentration, qui fait une grande partie du jeu, s’érode elle aussi quand le corps manque d’eau.

Les pertes ne sont pas seulement de l’eau. En transpirant, on évacue aussi du sodium et d’autres minéraux. Boire de l’eau pure en grande quantité, sans rien d’autre, ne règle donc pas tout : il faut aussi compenser ces pertes quand l’effort se prolonge. Les crampes de fin de match sont souvent liées à cette combinaison de fatigue, de chaleur et de pertes en sels.

Que boire pendant un match

La réponse simple : de l’eau pour une séance courte, une boisson de l’effort dès que le jeu se prolonge ou qu’il fait chaud. L’eau plate couvre les besoins d’un entraînement léger d’une petite heure. Au-delà, ou par forte chaleur, une boisson contenant des glucides et un peu de sodium aide à tenir le rythme.

Le rythme

boire régulièrement, sans attendre la soif

La soif arrive en retard : quand on la ressent, le déficit est déjà installé. Mieux vaut boire par petites quantités et régulièrement, typiquement à chaque changement de côté. Quelques gorgées à chaque pause valent mieux qu’un grand verre avalé d’un coup, qui pèse sur l’estomac et coupe les jambes. L’idée n’est pas un volume précis à atteindre, mais une habitude prise tout au long du match.

Quand passer à une boisson de l’effort

Tant que la séance reste courte et peu intense, l’eau suffit largement. Le basculement vers une boisson de l’effort se justifie quand le match dépasse l’heure, quand la chaleur est forte, ou quand on enchaîne plusieurs matchs dans la journée. Dans ces cas, l’apport de sucres entretient l’énergie et le sodium aide à mieux retenir l’eau bue.

Eau, isotonique, énergisante

ne pas confondre

C’est la confusion la plus fréquente, et elle a des conséquences concrètes. Trois familles cohabitent, et elles n’ont pas le même rôle. Le piège vient du mot « énergie » : une boisson énergétique pensée pour l’effort et une boisson énergisante du commerce ne jouent pas dans la même catégorie. Pour le tennis, c’est la première qui est utile.

BoissonCe qu’elle apportePour le tennis
Eau plateHydratation pure, sans sucre ni selIdéale pour les séances courtes
Boisson isotoniqueGlucides et minéraux, faciles à absorberConseillée sur l’effort prolongé
Boisson énergisanteCaféine et beaucoup de sucreNon, pas une boisson de sport

Avant et après

préparer l’effort et récupérer

On pense surtout au pendant, mais l’avant et l’après comptent autant. Avant de jouer, l’objectif est d’arriver déjà bien hydraté : on boit normalement dans les heures qui précèdent, sans se gaver juste avant le match. Un corps qui démarre en léger déficit ne rattrapera pas son retard une fois sur le court.

Après l’effort, il s’agit de compenser ce qu’on a perdu. De l’eau en priorité, et si on a beaucoup transpiré, de quoi reconstituer le sel et l’énergie : une eau légèrement salée, un fruit, une poignée de fruits secs ou une tranche de pain avec un peu de sel font très bien l’affaire. Continuer à boire un peu au-delà de sa soif dans l’heure qui suit aide à retrouver un bon équilibre.

Faire sa boisson de l’effort maison

Pas besoin de produit sophistiqué pour composer une boisson de l’effort correcte. La base tient en trois ingrédients : de l’eau pour hydrater, un peu de sucre pour l’énergie, une petite pincée de sel pour compenser les pertes. On peut ajouter du jus de fruit pour le goût et un apport naturel de sucres.

La base

Environ 1 litre d’eau

Le support de la boisson. Fraîche mais pas glacée, plus agréable à boire pendant l’effort.

L’énergie

2 à 3 c. à soupe de sucre

Ou l’équivalent en jus de fruit. Trop sucrée, la boisson devient lourde à digérer.

Les minéraux

Une pincée de sel

Pour compenser le sodium perdu en transpirant et mieux retenir l’eau bue.

Proportions indicatives

Ces quantités sont des repères, pas une formule stricte : on ajuste selon le goût et la durée de l’effort. L’avantage du maison, c’est de doser à sa main et de savoir exactement ce qu’on boit.

Les erreurs à éviter

Quelques réflexes faciles à corriger font une vraie différence. Le plus courant reste d’attendre d’avoir soif pour boire, donc de boire toujours en retard. Vient ensuite la tentation du soda ou du jus pur, trop sucrés et trop concentrés pour bien hydrater pendant l’effort.

Compter sur une boisson énergisante caféinée comme boisson de match est une autre fausse bonne idée : la caféine ne remplace pas l’eau et peut accentuer le besoin d’uriner. Enfin, boire glacé et d’un seul trait à chaque pause coupe les jambes plus qu’autre chose. Mieux vaut une boisson simplement fraîche, prise tranquillement.

Faut-il boire de l’eau ou une boisson isotonique au tennis ?

L’eau suffit pour un entraînement court et peu intense. Dès que le match se prolonge au-delà d’une heure ou qu’il fait chaud, une boisson isotonique devient plus utile : elle apporte des sucres pour l’énergie et un peu de sodium pour mieux retenir l’eau.

Combien faut-il boire pendant un match de tennis ?

Plutôt que de viser un volume précis, le mieux est de boire par petites gorgées régulières, à chaque changement de côté, sans attendre la soif. L’objectif est de compenser la transpiration au fil du jeu, pas d’avaler un grand verre d’un coup.

Les boissons énergisantes sont-elles adaptées au tennis ?

Non. Une boisson énergisante mise sur la caféine et beaucoup de sucre ; ce n’est pas une boisson de l’effort. Pour le tennis, on lui préfère l’eau ou une boisson isotonique, qui hydratent vraiment sans excès de caféine.

Comment préparer une boisson de l’effort maison ?

Une base simple : environ un litre d’eau, deux à trois cuillères à soupe de sucre (ou du jus de fruit), et une petite pincée de sel. Ces proportions sont indicatives et s’ajustent au goût et à la durée de l’effort.

Que boire après un match pour bien récupérer ?

De l’eau en priorité, en buvant un peu au-delà de sa soif dans l’heure qui suit. Si on a beaucoup transpiré, une eau légèrement salée, un fruit ou une poignée de fruits secs aident à reconstituer le sel et l’énergie.

Au fond, bien boire au tennis n’a rien de compliqué : anticiper, boire souvent et un peu, et garder une boisson adaptée à la durée du jeu.