Cuisine du monde · Asiatique

Plat japonais

les grandes familles et par où commencer

Bien au-delà des sushis : la carte des plats japonais, ce qui les relie, et ceux qu’on cuisine vraiment chez soi.

Plateau de repas japonais avec sashimi, soupe miso, bol de riz et petites entrées sur fond sombre
Réponse rapide

Un plat japonais ne se résume pas aux sushis. La cuisine japonaise s’organise en grandes familles, reliées par le riz, le dashi et l’umami. Plusieurs de ces plats se cuisinent facilement à la maison.

  • Cinq familles : sushi et sashimi, nouilles, bols de riz garnis, grillades et fritures, mijotés et soupes.
  • Un fil rouge : le riz, le bouillon dashi et l’umami se retrouvent dans la plupart des plats.
  • Facile maison : soupe miso, donburi, teriyaki et gyoza tout prêts demandent peu de technique.
  • Pas que du cru : l’immense majorité des plats sont cuits, mijotés ou grillés.

Quand on parle de plat japonais, on pense souvent aux sushis. Mais la cuisine japonaise est bien plus large : des bols de riz garnis du quotidien, des nouilles en bouillon, des grillades, des fritures légères et des soupes réconfortantes. Comprendre comment ces plats s’organisent rend tout plus simple, que l’on veuille commander juste ou cuisiner chez soi.

Ce qui définit un plat japonais

Derrière la variété, quelques principes reviennent toujours. Le riz japonais, rond et collant, sert de base à une grande partie des repas. Le dashi, un bouillon léger à base d’algue kombu et de copeaux de bonite séchée, donne ce goût de fond qu’on appelle l’umami, cette cinquième saveur présente dans beaucoup de plats salés.

L’autre fil rouge, c’est l’équilibre. Un repas japonais classique cherche moins le plat unique abondant que l’assemblage de petites portions : un peu de riz, une soupe, un élément principal, quelques légumes ou condiments. C’est la logique de l’ichijū-sansai, littéralement « une soupe, trois accompagnements », qui structure beaucoup de repas. La saisonnalité compte aussi beaucoup, avec des produits choisis au bon moment et peu transformés. Le poisson cru existe, mais il n’est qu’une partie de l’ensemble, pas le cœur de la cuisine.

Les grandes familles de plats japonais

Plutôt que de retenir des dizaines de noms, il est plus utile de voir les grandes familles. Une fois cette carte en tête, n’importe quel menu devient lisible.

Le plus connu

Sushi, sashimi et riz vinaigré

Le sushi associe du riz vinaigré à du poisson, des légumes ou des œufs. Le sashimi est du poisson cru tranché, sans riz. Souvent réservés au restaurant : ils exigent un poisson très frais et un vrai savoir-faire de découpe.

Les nouilles

Ramen, udon et soba

Les ramen sont des nouilles de blé fines dans un bouillon riche. Les udon, des nouilles de blé épaisses et moelleuses. Les soba, à base de sarrasin, se mangent chaudes en bouillon ou froides avec une sauce à tremper.

Le quotidien

Donburi, les bols de riz garnis

Un grand bol de riz recouvert d’une garniture mijotée dans la sauce soja, le mirin et le dashi : gyudon (bœuf), oyakodon (poulet et œuf), katsudon (porc pané). C’est le jus qui parfume l’ensemble.

Grillé et frit

Grillades, fritures et mijotés

Yakitori (brochettes de poulet), tempura (beignets légers de légumes ou crevettes), teriyaki (viande ou poisson laqué), nikujaga (mijoté viande-pommes de terre). La partie la plus accessible à cuisiner.

Quels plats japonais cuisiner facilement chez soi

Tous les plats japonais ne se valent pas en difficulté. Certains demandent des années de pratique, d’autres se font un soir de semaine. Les plus accessibles sont les bols de riz garnis, la soupe miso, le poulet teriyaki, les gyoza (raviolis poêlés adaptés de Chine et devenus courants au Japon, souvent vendus tout prêts à cuire) et le riz japonais bien cuit. Ils ne réclament ni équipement spécial ni technique de découpe.

À l’inverse, les sushis et sashimis de qualité, les ramen au bouillon longuement mijoté ou la tempura parfaitement croustillante relèvent plutôt du restaurant ou d’une vraie envie de progresser. Un détail change beaucoup la réussite de la soupe miso : le miso ne doit jamais bouillir. On le délaye hors du feu, une fois le dashi chaud, pour garder son parfum et ses ferments.

Le repas de départ

Pour un premier repas japonais complet et réaliste : un bol de riz, une soupe miso et un poulet teriyaki. On retrouve la logique de l’assemblage sans aucune technique difficile.

Les ingrédients de base pour cuisiner japonais

Un petit garde-manger suffit à couvrir une grande partie des recettes du quotidien. Inutile de tout acheter d’un coup : quelques produits forment le cœur, le reste vient compléter selon les envies.

Le cœur du garde-manger

L’indispensable

Sauce soja (le salé et la couleur), miso (soupe et marinades), mirin (le brillant des sauces laquées), dashi (en poudre instantanée pour gagner du temps), riz japonica à grain rond, algues nori et vinaigre de riz. De quoi couvrir déjà la soupe miso, les donburi et le teriyaki.

Pour aller plus loin

Les compléments

Wasabi, gingembre mariné, huile de sésame, graines de sésame, panko pour les fritures. Rien d’obligatoire pour débuter : on les ajoute au fil des plats qu’on a envie d’essayer.

Idées reçues sur la cuisine japonaise

Trois malentendus reviennent souvent. Le premier : tout serait cru. En réalité, l’immense majorité des plats sont cuits, mijotés, grillés ou frits. Le poisson cru est une spécialité parmi d’autres.

Le deuxième : ce serait forcément cher. Au Japon, beaucoup de plats du quotidien comme les donburi ou les nouilles sont au contraire bon marché et roboratifs. Le troisième : ce serait compliqué. Une partie de la cuisine japonaise repose sur des gestes simples et des assemblages, à condition d’avoir les bons ingrédients de base. Elle fait aussi une large place aux légumes et aux plats réconfortants, loin de l’image élitiste qu’on lui prête parfois.

Quels sont les plats japonais les plus connus ?

Les sushis et sashimis sont les plus célèbres à l’étranger, mais les ramen, les donburi (bols de riz garnis), la tempura, le teriyaki, les gyoza et la soupe miso comptent parmi les plats les plus représentatifs de la cuisine japonaise au quotidien.

La cuisine japonaise, c’est seulement du poisson cru ?

Non. Le poisson cru, sous forme de sushi ou de sashimi, n’est qu’une partie de la cuisine japonaise. L’immense majorité des plats sont cuits : nouilles en bouillon, viandes grillées ou laquées, fritures légères, mijotés et soupes.

Quel plat japonais est facile à faire à la maison ?

La soupe miso, les bols de riz garnis (donburi), le poulet teriyaki et les gyoza tout prêts à poêler sont les plus accessibles. Ils ne demandent ni matériel particulier ni technique de découpe, juste quelques ingrédients de base.

Quels ingrédients de base pour cuisiner japonais ?

Un garde-manger minimal comprend la sauce soja, le miso, le mirin, le dashi, le riz japonica à grain rond, les algues nori et le vinaigre de riz. Avec cette base, on couvre déjà la soupe miso, les donburi et les plats laqués.

Quelle différence entre ramen, udon et soba ?

Les ramen sont des nouilles de blé fines servies dans un bouillon riche. Les udon sont des nouilles de blé épaisses et moelleuses. Les soba, à base de farine de sarrasin, se mangent chaudes en bouillon ou froides avec une sauce à tremper.

La cuisine japonaise se comprend mieux par familles que par plats isolés. Avec un garde-manger de base et un premier repas simple, le reste se découvre vite, un plat après l’autre.